Osez l’intrapreunariat pour innover !

#Intrapreneuriat

10 juin 2019

Rencontre…
Avec Olivier Marsal, sous-directeur de l’Observatoire de la Terre au CNES, qui s’est immergé dans l’esprit intrapreneurial grâce à un accompagnement de 6 mois de Miss Mandarine

  

Qu’est-ce qui vous a incité à participer à l’expérience proposée par Miss Mandarine ?

Avant, l’intrapreneuriat représentait pour moi l’un de ces mots à la mode dont on ne connaît pas forcément le sens. Mais j’ai vite été intéressé par cette expérience qui se proposait d’insuffler un esprit d’entrepreneur dans une organisation, mais tout en tenant compte de ses structures. Au CNES, nous sommes par nature une organisation assez lourde – nous sommes tout de même 1 500 à Toulouse. Il n’était donc pas question révolutionner nos modes de fonctionnement, ni de singer une start-up. Mais plutôt d’appréhender les marges de manœuvres possibles, au sein de l’organisation, pour faire les choses un peu différemment. J’étais vraiment intéressé par l’idée de découvrir d’autres approches, pour voir ensuite comment il est possible de les ajuster en fonction de nos propres méthodes de management.

Comment avez-vous été accompagné par Miss Mandarine ?

L’expérience a duré six mois avec des ateliers mensuels sur une demi-journée consacrés à certaines thématiques liées à l’intrapreneuriat. En parallèle, l’équipe Miss Mandarine m’a proposé de constituer un binôme avec une start-up. J’ai ainsi été très curieux de découvrir Ciwy (Can I Welcom You), qui souhaite développer le tourisme collaboratif à Paris. Cela a été très enrichissant de découvrir ses problématiques, ses contraintes, ses pratiques managériales.  Elle m’a donné l’opportunité de voir qu’on peut fonctionner différemment et qu’il est possible d’impulser davantage de dynamisme dans certains process. De mon côté, je lui ai apporté un regard neuf sur son approche – car c’est particulièrement difficile de monter une start-up quand on est seul, comme c’est le cas ici. Nous avons donc beaucoup dialogué et échangé.

Un an après cette expérience, avez-vous modifié votre approche de l’innovation ?

Je ne dirais pas que c’est une révolution. Je dirais plutôt que cette expérience a accompagné un changement d’état d’esprit qui s’opère depuis quelques temps dans notre organisation. Nous travaillons en effet sur des sujets de plus en plus multithématiques et transverses. Nous recherchons donc de moins en moins de cloisonnement entre les services. Par exemple, au moment de Miss Mandarine Immersion, j’ai été amené à réfléchir avec des collègues à la mise en place d’une structure plus légère pour répondre directement à des besoins utilisateurs extérieurs au CNES. Nous avons alors décidé de créer une petite cellule très réactive et agile. Mon manager m’a donné carte blanche. Nous ne savions pas bien où nous mettions les pieds, mais nous avons fait le choix d’avancer pas à pas, sans budget initial. Ce qui est assez différent des conduites de projet habituelles au CNES. L’accompagnement Miss Mandarine m’a apporté l’éclairage extérieur qui m’a encouragé à essayer une approche différente.

Un conseil pour ceux qui voudraient tenter l’aventure de l’intrapreneuriat ?

Je dirais simplement qu’ils n’hésitent pas à y aller avec l’esprit le plus ouvert possible. Il n’est pas question de tout calquer, mais le simple fait d’être conscient de ce qui se passe à l’extérieur est déjà une richesse incontestable.

 

Pour aller plus loin : retrouvez notre article : "Osez l’intrapreunariat pour innover !"

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