« Innovez ! » Apprenez à déjouer les pièges de cette injonction paradoxale

#Innovation

19 sept. 2018

« Innovez ! » Tel est l’impératif donné aux grandes organisations et à tous leurs collaborateurs. « Innovez ! » Pour ne pas subir les transformations mais les impulser. « Innovez ! » Pour anticiper les usages, comportements, technologies de demain. « Innovez ! » Pour rester compétitifs quand tout bouge autour de vous.

Cet impératif est bien réel, tant les organisations sont confrontées à des mutations externes majeures qui requestionnent en profondeur leur modèle (accélération des évolutions technologiques, intelligence artificielle, nouveaux comportements de consommation, désintermédiation, etc.)

 

À la suite des services R&D et Innovation qui ont fait leur temps, cette injonction se cristallise désormais autour d’un concept : l’intrapreneuriat. Tel un nouveau mantra, il résume à lui seul cette capacité à faire émerger des projets réellement nouveaux – qu’ils soient technologiques, organisationnels, porteurs de nouveaux produits ou services, etc. Et ce, dans le cadre très contraint des organisations.

 

Mais pour quels résultats ? Suffit-il de décréter l’innovation pour qu’elle advienne ? Nous constatons pourtant qu’à invoquer l’innovation partout et par tous, le risque est d’en faire un mot creux, galvaudé, sans aucun sens pour les collaborateurs.

Qu’obtient-ton à exhorter ses collaborateurs à se montrer sans cesse plus innovants, mais sans en démontrer l’intérêt pour chacun, ni les accompagner concrètement dans cette évolution ? À l’inverse de l’effet escompté, nous assistons à un repli sur les habitudes professionnelles établies et à une démobilisation des énergies.

Et ce, d’autant plus quand les collaborateurs ont déjà l’impression d’être en prise au quotidien avec l’innovation ! Imaginons des collaborateurs de grandes entreprises high tech. À quoi rime de leur faire comprendre qu’ils ne sont pas assez innovants quand leur métier est de faire des satellites, des avions toujours plus sophistiqués, des micro-puces informatiques de pointe, etc. ? Comment peuvent-ils être en mesure d’appréhender l’innovation dont on parle si on n’y apporte pas du sens, ou si on ne leur explique pas que, justement, elle ne se niche pas exclusivement dans la technologie – mais dans les angles de vue, les pratiques, les modes de collaboration, etc. ?

De même, suffit-il d’invoquer l’esprit start-up dans les organisations pour qu’il opère ? Suffit-il de mettre en relation un grand groupe et une start-up pour qu’un partage de valeur gagnant-gagnant prenne forme ? Beaucoup se sont heurtés aux limites de cet exercice sans grand succès.

 

Au final, l’impératif d’innovation des grandes entreprises s’apparente bien trop souvent à une injonction paradoxale totalement inhibitrice pour toute approche nouvelle : à savoir exhorter les personnes à sortir du cadre (pour innover) mais sans sortir du cadre (c’est-à-dire en respectant les procédures habituelles).

 

Chez Miss Mandarine, l’innovation au sein des organisations est notre sujet. En cela, l’intrapreneuriat – au-delà de son effet de mode – nous semble effectivement contenir de formidables opportunités. Mais à une seule condition : en apportant le juste accompagnement à chacun des collaborateurs.

 

Car que peut-il manquer aux organisations pour passer de l’injonction à une innovation véritablement porteuse de puissance de rupture ? Un élément essentiel : la posture propre à l’innovation. Celle qui permet de changer de paradigme et de sortir de la fausse promesse de l’innovation. Celle qui bouscule des schémas professionnels parfois bien ancrés.

 

Cette posture, nous l’appréhendons chez Miss Mandarine au sein d’une approche résolument pédagogique et collaborative qui se base sur notre culture POP® (voir notre article à venir "Vous voulez innover ? Soyez POP®"). 

 

Grâce à elle, nous permettons à de nouvelles dynamiques de se mettre en place au sein des organisations. Des habitudes professionnelles, parfois bien ancrées, sont challengées. Le rôle du manager se redéfinit radicalement pour abandonner celui du sachant au profit de celui d’animateur ou facilitateur. Et surtout, tous les collaborateurs ont leur part à jouer. Ces transformations sont en effet bien trop profondes pour ne concerner que quelques-uns. L’adhésion de tous est notre prérequis – une adhésion nourrie par l’envie de tous de porter le changement. Un changement non pas perçu comme une contrainte imposée, mais comme une zone de progrès profitable à chacun.

C’est pourquoi, nous nous attachons tout particulièrement chez Miss Mandarine à remettre du sens dans ces bouleversements par la pédagogie, en démontrant tout l’intérêt pour chacun dans ses pratiques professionnelles au quotidien. Parallèlement, nous impliquons dans une démarche collaborative tous les collaborateurs concernés pour les rendre acteurs de ces nouvelles voies d’innovation.

 

Ainsi, pour que l’innovation, ne soit pas une fausse promesse au sein des organisations, levons des freins, construisons concrètement cette posture et surtout engageons l’ensemble des collaborateurs de cette transformation majeure de leurs pratiques professionnelles.

Chez Miss Mandarine, tel est notre enjeu le plus profond.

Nous sommes là pour vous accompagner. 

Virginie Corvellec, dirigeante de MANDARINE CODI

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